Magali Guénot

Les représentations de l’Ascension du Christ mettent l’accent sur deux phénomènes lumineux, l’un manifestant la participation de Dieu, le second traduisant la lumière divine émanant du Christ, alors que le texte biblique fondamental fournit peu d’indications sur de telles manifestations. Pour leur part, les récits de pèlerinage font état de nombreuses sources lumineuses naturelles (des orages dans le ciel) comme artificielles (des bougies dans l’église de l’Ascension que les pèlerins voient scintiller depuis Jérusalem). De même, certains commentaires exégétiques insistent sur la lumière émanant du Christ ou des anges l’accompagnant, baignant la scène d’une ambiance lumineuse.
Les images s’emparent de ces différentes sources lumineuses, qui ont une finalité différente. Le caractère théophanique, présent dans le texte biblique de référence (Ac 1, 8 ) à travers la mention de nuées, met l’accent sur le lien privilégié unissant le Christ à son Père. La lumière transcendantale –
induite par la mandorle entourant le Christ – s’inscrit dans une perspective christologique, l’Ascension révélant à tous la double nature du Christ. Nous verrons de quelle manière l’interprétation de l’épisode varie en fonction de ce que l’image choisit d’intégrer comme source lumineuse et de la manière dont elle la figure.

Biobibliographie
Terminant une thèse en iconographie médiévale à l’Université Lumière Lyon 2 sur les représentations de l’Ascension du Christ dans l’Occident médiéval entre le IXe et le XIIIe siècle, elle a participé à de nombreux colloques en France et à l’étranger dont certains ont fait l’objet de parutions.
La thèse entreprise lui permet aussi d’expérimenter un nouveau type de statistique : l’analyse statistique implicative, ayant déjà donné lieu à deux publications.
Elle appartient également à une Action Commune de Recherche portant sur la morphogénèse de l’espace ecclésial.

Publications
2009 – Nicolas Reveyron dir., Hugues de Semur, lumières clunisiennes, catalogue de l’exposition tenue à Paray-le-Monial, juillet-octobre 2009, Péronnas, Doyen éd.,188p.
« Iconographie médiévale en histoire de l’art et Analyse Statistique Applicative », en collaboration avec Jean-Claude Régnier, dans Régis Gras dir., Analyse Statistique Implicative. Une méthode d’analyse de données pour la recherche de causalités, Toulouse, Cépaduès, p.471-492

Actes de colloque
2010 – « De la statique à la dynamique : le fidèle face aux programmes
iconographiques », dans Anne Baud dir., Espace ecclésial et liturgie au Moyen Age, actes du colloque tenu à Nantua du 23 au 25 novembre 2006, Lyon, MOM_Jean Pouilloux (coll. Travaux de la Maison de l’Orient et de la Méditerrannée 53), p.199-208
2011 – « L’histoire de l’art à l’épreuve de l’Analyse Statistique Implicative », Actes du 5ème colloque international de l’Analyse Statistique Implicative tenu à Palerme, 5-7 novembre 2010.

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